mardi 31 mars 2026

1er AVRIL 2026 - La grève du poisson !

En ce traditionnel 1er avril, je me proposais de me creuser les méninges pour trouver mon traditionnel gag annuel, mais je me retrouve comme une sardine en boîte ou un poisson mort au fond d'un lac (ou d'une mer) asséché(e) comme la Mer d'Aral.

L'actualité est passée par là. L'I. A. aussi , qui rend tout possible et qui , par ses trucages envahissants,  nous rend indifférents à tout . Plus rien ne nous étonne : ni la mer d'Aral, ni les guerres, ni les chefs d'Etat idiots, sadiques et corrompus jusqu'à la moëlle, ni les élus parmi les repris de justice, ni le détournement d'une oeuvre d'art, d'un roman, d'un poème, d'un discours, d'une voix ou d'une musique.

Certains prenaient déjà au premier degré mes précédents gags, l'inculture et les réseaux aidant... 

Alors mon humour et ma créativité sont desséchés. J'avais pensé rebondir sur la thématique de la superstition des Vendredi 13, dont un ami vient de faire une sérieuse analyse historique et scientifique, mais je n'en ai plus le courage. Fatigué et blasé par ce monde qui ne sait plus nous étonner, c'est décidé :

Cette année, je fais la Grève du Poisson d'Avril !

jeudi 18 décembre 2025

Réponse à un vieil ami qui se considère maintenant comme un "réac apolitique"

 Moi aussi je pourrais reconnaître tes idées sans signature, avec cette façon de tourner autour du pot autour de grands principes...


Tout est politique au premier sens du terme. Tout le monde fait de la ploitique ( y compris à droite me semble t-il), mais tout le monde ne l'assume pas clairement !
Virer ceux qui sont au pouvoir n'est pas toujours une solution quand les leaders qui s'annoncent bluffent et cachent leurs vraies intentions.  
Le fragile consensus actuel est peut-être un moindre mal.
Je continue d'assumer mes idées (ce que j'ai écrit dans mon texte et qui semble t'agacer, concernant l'évocation de Bolloré par exemple), qui ne sont sûrement pas pires que cettes qui nous dirigent peu à peu vers un trumpisme à la française (ça va barder, là !) avec de la politique et des alliances à très court terme (et tant pis pour la planète, pour nos enfants et petits-enfants, le profit, la consommation et la croissance avant tout !). Quant à Sarkozy qui se prend pour un Dreyfus ou un Victor Hugo, ce n'est sûrement pas moi qui le plaindrai, même après avoir écouté les arguments de son avocate sur France Culture (Eh oui, la radio-télévision publique respecte la diversité des points de vue, quoi que tu en penses, et lorsque Bardella l'emportera (avec des amis républicains qui préfèrent vendre leur âme au diable) c'est toute la liberté de la presse qui en fera les frais. Que de naïveté ! L'internet n'est plus non plus ce qu'il a été ou ce qu'il aurait pu être et l'information - sur les médias d'immédiateté - y est de moins en moins fiable.
J'aurais besoin de plus de temps pour développer tout ça, mais je continue de lire beaucoup de documents, identifiés, et de réfléchir sans allégeance à un parti quel qu'il soit, sans me préoccuper et perdre mon temps avec les torchons, extraits youtube et j'en passe et les "like" relayés inutilement des millions de fois. Je reste attaché à un idéal de solidarité (plutôt à gauche en général) et d'écologie. 
Que l'écologie soit "punitive" ne me choque pas. 
Tornades et cancers à l'appui, hélas !
Et personne n'évoque la pollution générée par les bombardements des conflits actuels, on préfère s'en prendre aux soi-disant "éco-terroristes" . Tellement plus facile...
J'ai bien conscience d'avoir des idées actuellement minoritaires, mais je persiste et je signe.

vendredi 28 mars 2025

L'idée, le lien et le sens dans un monde d'aliénés

ou pourquoi, parfois, je deviendrais presque mysanthrope dans une actualité cauchemardesque. Seules issues : le boycott et la résistance !

On entend sans arrêt prononcer ces phrases : 

L’Idée, c’est…

Créer du lien…

Donner du sens…

Parlons-en !

L’idée, c’est…

L’idée semble particulièrement absente chez les utilisateurs obligés de smartphones que nous devenons

tous peu à peu, que nous le voulions ou non ! Les idées nous sont de plus en plus dictées par les maîtres

de l’internet et des réseaux. Se faire une idée, c’est aller glaner des idées toutes faites et des fake news

destinées à nous manipuler pour lisser nos connaissances et nous enlever tout esprit critique.

Nous ne sommes déjà plus très loin des visions cauchemardesques de “Fahrenheit 451”. M. Trump interdit

tout vocable pouvant le déranger dans sa vision expansionniste et financière de la société, qu’il impose

peu à peu en plein jour.  A quand l'interdiction des livres et des bibliothèques après s'en être pris aux chercheurs ?

Le cauchemar est déjà là, nous replongeant dans l’obscurantisme du régime nazi. L’antisémitisme revient au galop et s’offre des vitrines au lieu de se cacher.  Le juif serait à nouveau le méchant profiteur au nez crochu ! Le rejet de l’autre est à la mode. Il faut se protéger des nouveaux arrivants en fermant les frontières derrière soi...  La simplification et la généralisation constituent un langage très facile : “pour obtenir une aide de l’Etat il faut s’appeler Mohamed !” ai-je entendu dire !

Quand j’entends ces affirmations, je pense au texte d’une chanson de Ferrat : 


On m’a dit tes idées ne sont plus à la mode

Quand on veut gouverner ce n’est pas si commode

Il faut évidemment s’adapter au terrain

Mettre jour après jour un peu d’eau dans son vin


On m’a dit dans la jungle il faut qu’on se débrouille

On est bien obligé d’avaler des magouilles

De laisser dans un coin les projets trop coûteux

On va pas tout rater pour des canards boiteux


La porte du bonheur est une porte étroite

On m’affirme aujourd’hui que c’est la porte à droite

Qu’il ne faut plus rêver et qu’il est opportun

D’oublier nos folies d’avant quatre-vingt-un


On m’a dit qu’il fallait prêcher le sacrifice

A ceux qui n’ont pas pu s’ouvrir un compte en Suisse

Qu’il fallait balayer tous nos vieux préjugés

Et que ceux qui travaill’nt étaient privilégiés


On m’a dit tu comprends tes idées archaïques

Ne feront qu’aggraver la crise économique

Ainsi la liberté dans un monde plus juste

Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes


La porte du bonheur est une porte étroite

On m’affirme aujourd’hui que c’est la porte à droite

Qu’il ne faut plus rêver et qu’il est opportun

D’oublier nos folies d’avant quatre-vingt-un


Puis d’autres sont venus beaucoup moins présentables

Qui parlaient de la France en tapant sur la table

Qui disaient faut changer c’est la loi du pendule

On va pour commencer supprimer la pilule


Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine

Rétablir la morale avec la guillotine

Et pi gn’a qu’à virer les mauvais syndicats

Pour conserver celui qui plaît au patronat


La porte du bonheur est une porte étroite

On m’affirme aujourd’hui que c’est la porte à droite

Qu’il ne faut plus rêver et qu’il est opportun

D’oublier nos folies d’avant quatre-vingt-un


Ils ont dit qu’il fallait se montrer réaliste

Qu’il y avait du bon dans les journaux racistes

Qu’il fallait nettoyer ce cher et vieux pays

Si l’on ne voulait pas qu’il devienne un gourbi


Dois-je vous l’avouer ces propos me renversent

Quand je vais boire un verre au café du commerce

Parfois je crois revoir sur du papier jauni

La photo de Pétain dans mon verr’ de Vichy


La porte du bonheur est une porte étroite

Qu’on ne me dise plus que c’est la porte à droite

Qu’il ne faut plus rêver et qu’il est opportun

D’oublier nos folies d’avant quatre-vingt-un


Moins on a d’idées, ou plus elles sont fausses et dangereuses pour la société, et plus on se voit incités à
les diffuser le plus largement possible. La qualité d’une idée est censée se mesurer au nombre le “like”.
Une idée se voit validée lorsqu’elle connaît une démultiplication “virale” sur les réseaux dits sociaux (ce
terme “viral” est, je trouve, bien adapté, car un virus cherche à nous détruire, et il nous faut donc le
combattre !)

C’est ainsi que l’on voit les “théories terreplatistes” reprendre vigueur, le négationnisme se refaire une

santé, la censure attaquer tout vocabulaire humaniste ou progressiste… M. Trump fait interdire l’emploi

du mot “femme” dans les sciences sociales, et se prend pour le nouveau gourou qui entend régenter notre

planète tout entière, en la partageant - sur le dos de l’esprit des Lumières et des Droits humains - avec les

pires dictateurs corrompus de notre Terre, Poutine et consors… 

L’Idée, c’est donc plutôt de combattre toute idée qui dérange. Pour une idée novatrice, on voit apparaître

trois fois plus d’idées destructrices. Les manuels scolaires seront immanquablement réécrits par les

nouveaux maîtres de l’information, qui mettent la main sur tous les médias relayés par des centaines,

des milliers de satellites qui - au passage - polluent considérablement  le ciel étoilé au détriment du travail

des astronomes, et les orbites terrestres au péril des vaisseaux spatiaux, habités ou non.


Créer du lien ?

A petite échelle, dans le cadre d’un club, d’une communauté de pensée, je veux bien encore y croire.

Cependant, quand je monte dans le tramway et que j’observe ses utilisateurs littéralement scotchés sur

l’écran de leur smartphone, à consommer bêtement des images, des jeux ou des réseaux sociaux qui leur

vident la tête, les rendant complètement indifférents et inattentifs aux autres, permettez-moi d’en douter !

Croyez-vous que j’aie encore envie de créer du lien d’une part avec des négationnistes, des

manipulateurs, des menteurs, des lanceurs de haine, et d’autre part avec des gens qui veulent

absolument “vivre avec leur temps” et préfèrent se mettre des oeillères pour ne pas voir ce qui

fâche et ce qui met la Terre et l’humanité en péril ? 

C’est tellement moins dérangeant de faire la sourde oreille et de consommer, d’avaler parfois tout cru les

nouvelles tendances, aussi toxiques soient-elles ?

Je sais que ma parole ici exprimée aura bien peu de poids, car je ne la lance pas sur les plus grands

réseaux sociaux, mais je tiens cependant à la faire connaître à celles et ceux qui auront la patience ou le

courage de me lire, car je ne peux pas rester muet face à ce cauchemar qui se réinstalle avec la haine,

le racisme et l'obscurantisme.

Cet article de Marianne du 20 au 26 février 2025 a retenu mon attention sur les nouvelles conceptions de ce lien à créer...

(Les moyens de vous faire parler). "On ne peut plus rien taire !


L’idée que l’on ne peut plus rien dire a sans doute occulté une autre tendance moderne : l’impossibilité de passer sous silence quoi que ce soit. Dans de nombreux domaines, le bavardage narcissique occupe tout l’espace. Au point de remplacer le dialogue et la réflexion ?

Cette problématique est magistralement analysée avec des citations

de la philosophe Bérénice Levet : “Il ne s’agit plus de dire le vrai, mais de s’exprimer”, 

du philosophe Dany-Pierre Dufour qui parle de “tout à l’ego”  et du “coming out” qui signifie “jouir à l’extérieur”,   

 

et du psychiatre Serge Hefez (...)”Tout effet de vérité devient un danger

Le discours est ce par quoi nous faisons lien. Il y aura bientôt autant de langues que d’individus. Sur le plan personnel, cela fait des idiots, ou des schizophrènes sociaux pris dans leurs marottes” (...) “Sur le plan collectif on baigne dans une cacophonie agressive”.


 Donner du sens…

Le monde du travail donne de moins en moins de sens. “Travailler plus pour gagner plus” semble être le slogan le plus en vogue. Les travailleurs voient-ils le sens de leur travail lorsqu’on les prend pour des robots corvéables à merci afin de livrer le plus rapidement possible tout ce qui peut se consommer, et non pas tout ce qui est vraiment utile. Est-ce que cela a un sens de se faire littéralement harceler des dizaines de fois chaque jour par les milliers d’esclaves de centrales d’appels dont les numéros ont pignon sur rue, autorisées à vous fourguer  en vous culpabilisant des travaux - souvent des arnaques sous prétexte d’économie d’énergie, ou vous faire acheter des produits dont l’utilité vous a jusqu’à présent échappé ?

Le nombre de métiers que je considère comme “toxiques” semble augmenter à une vitesse exponentielle.

Les agences de conseils qui coûtent un argent fou à l’état (donc aux frais du contribuable ) contribuent à

demander de faire des économies financières en détruisant des services publics déjà très mal en point.

Les manipulateurs ...

Les réseaux sociaux, la multiplication des séries, le matraquage publicitaire ont-ils encore un sens ? Tout

cela, avec  aussi les jeux vidéo, les applications gadgets que l’on veut nous imposer sur les smartphones

, l’amusette “people”, les trucages qui rendent l’information si peu fiable… Pensez-vous que tout cela ait

vraiment du sens sur une planète que nous devons sauvegarder du mieux que nous le pouvons ?

Retenir un temps de cerveau disponible pour ingurgiter de la publicité et des idées guerrières, c'est le seul

"sens" que revêtent ces médias et autres outils de communication.

Le seul sens qu’il faudrait développer, ce serait bien sûr de RESISTER à toute cette avalanche

malodorante, à cette poubelle soporiphique, et la combattre en la boycottant, chacun avec ses modestes

moyens. L'image des résistants de "Fahrenheit 451" apprenant par coeur la poésie que les pompiers

pyromanes sont amenés à anéantir me reste totalement à l'esprit !

Le mal-être dans le travail se comprend aisément dans cette multiplication de métiers toxiques et sous

l'emprise de robots qui pensent et produisent à votre place, nous privant du sens qui rendait un travail

utile, voire passionnant.


A SUIVRE…

vendredi 10 janvier 2025

Quatre mois et plus sans Facebook, que c'est bon !

Voilà plus de 4 mois que j'ai supprimé mon compte Facebook

Simultanément, j'ai également supprimé mon compte Twitter devenu "X", que beaucoup continuent d'utiliser malgré l'emprise de son propriétaire, le très inquiétant Elon Musk prêt à tout (et capable de tout avec M. Trump !) pour manipuler l'opinion en l'orientant insidieusement vers les causes les moins avouables de l'extrême droite et des climatosceptiques.

J'ai bien sûr un peu moins de "nouvelles" immédiates, quoique souvent trop superficielles et parfois voyeuristes, mais en faisant l'effort de communiquer sérieusement par mail je parviens à échanger encore avec les véritables "amis" sans perdre de temps, et plus en profondeur. 

M. Zuckerberg ne m'aura plus comme "pigeon" auquel on veut vendre du temps de cerveau disponible pour la publicité, les informations "people" et les fake-news.

Pour les relations familiales et avec quelques amis - à l'international en particulier - WhatsApp est bien suffisant pour quelques échanges immédiats, parfois en vidéo, ou avec quelques photos. Mais il faut savoir que, comme son propriétaire Facebook, WhatsApp a la malhonnêteté de s'approprier nos photos en effaçant leurs données "Exif" (appareil, lieu et date/horaire précis de prise de vue) en les renommant à sa façon à l'heure de l'envoi, ce qui nous empêche de les trier intelligemment lorsque l'on veut les intégrer chronologiquement dans une album en ligne ou après téléchargement. Signer une photo postée sur des réseaux n'est donc pas superflu !

J'ai rejoint le réseau Mastodon "écologique et social" qui me permet de suivre sans publicité des informations de médias encore indépendants sur les sujets qui m'intéressent, et tant pis si personne ne s'est encore abonné à mon flux. Un peu de modestie d'impose parfois, mais vous êtes bienvenus sur ce réseau peu relayé dans les médias (il dérange !) qui tarde à démarrer en France malgré (ou à cause de ?) son sérieux. 

J'y jette un œil juste quelques minutes par semaine, et c'est bien suffisant pour compléter les informations entendues sur France Culture, Arte ou la 5 : les abonnements aux message de  Agir pour l'Environnement, Amnesty, Le Canard Enchaîné, Mediapart, France Nature Environnement, NASA, CNES, rêves d'Espace, ISS live, Reporterre, Greenpeace, Arte, La Cimade, Le Plantoscope, Résistance climatique, Le Cartographe, Monumentum, Visit-Venice, EELV...  me suffisent amplement, et je n'ai pas besoin de commentaires parfois vulgaires et trop immédiats (donc irréfléchis) d'"amis" en ligne pour me faire une opinion. Je n'ai que ce réseau pour relayer les pétitions progressistes : https://mastodon.social/@chrirau

Chaque information a besoin d'être digérée et mûrie, n'est pas plus crédible parce qu'elle a obtenue des milliers, voire des millions de "like" et de "followers", à grand renfort énergétique d'électricité d'origine nucléaire.

Et tant pis si je ne peux plus y relayer mes photos. Celles et ceux qui les apprécient savent où les trouver (mon site La Fenêtre, mes albums Google-photos et un peu FlickR ). Leurs avis ou remerciements exprimés dans des courriels me sont beaucoup plus précieux que des "like" à n'en plus finir qui n'apportent strictement rien (c'est pourquoi je les désactive dans mes albums !)

CQFD

 Bonne Année 2025 : 

 Paix, santé, réflexion, lucidité, solidarité, lumière et liberté ! 


Christian le "Ringard"


PS  le témoignage intéressant d'une personne qui a même préféré renoncer au smartphone et explique comment elle s'y est prise  : https://morayner.org/du-bon-usage-des-smartphone-sil-y-en-a/


lundi 2 septembre 2024

Adieu Facebook !

Pour me mettre en accord avec mes idées, j'ai supprimé mon compte Facebook.

J'ai fait de même sur Twitter repris par Elon Musk et devenu "X". 

J'expérimente très modestement le réseau indépendant Mastodon. (voir plus bas*).

Je ne renonce pourtant pas à communiquer...

Je conserve bien-sûr mon carnet d'adresses sur gmail, je reste présent et utilise WhatsApp,  (Messenger ne fonctionne pas sans facebook...), et j'alimente bien sûr mon site "La Fenêtre" (chrirau.com) et mes albums Google-photos qui (contrairement à Facebook et WhatsApp) respectent encore les droits du photographe et les données des photos). 
Je suis présent a minima sur Linkedin et sur FlickR, et j'exprime mes "colères" (ou ce qu'il en reste) ici sur "Blogger"Mon adresse sur gmail n'a pas changé
Le téléphone, les SMS et le courrier postal existent encore également pour communiquer entre nous !

Vous ne me trouverez pas non plus sur Instagram (dont je n'ai toujours pas compris ni l'intérêt ni le fonctionnement !) et encore moins sur TikTok !!) 

Vous me trouverez (si vous vous y inscrivez) sur le réseau Mastodon, qui se veut pour l'instant totalement indépendant, écologique, et social. Le réseau peine à se développer, mais on y trouve cependant quelques adhérents intéressants à suivre comme Arte, ISS-Live, Reporterre, La Cimade, Renaissance climatique, Greenpeace, Le Plantoscope, François Ruffin, Le cartographe, Monumentum, CNES, Grenoble, Tagesspiegel, Mediapart, Visit-Venice, France-Nature Environnement, Agir Pour l'Environnement, Le Canard Enchaîné, EELV, Finland, etc.

Christian, "Le Ringard déchaîné".


lundi 5 août 2024

Juillet 2024 - A l'heure des JO de Paris, "Coups de gueule" à répétition et découragement

Août 2024 - Les jours passent et l'humanité continue de s'enfoncer dans la médiocrité. La réalité a largement dépassé la (science)-fiction !

Les bons sentiments sont affichés avec complaisance dans un "wokisme" de circonstance, en parfaite hypocrisie. On n'arrête pas de faire la morale aux autres en se donnant bonne conscience mais chacun reste enfermé dans sa logique politicarde. 

"Je dis ça mais je ne fais pas de politique !"  -  "Je dis ça... je dis rien !! "

C'est tellement commode de s'exonérer de sa propre responsabilité et de renvoyer à la face des autres tout ce qui dérange, sans même essayer de trouver une explication, une justification, une solution de compromis parfois, qui pourrait résoudre un conflit et déboucher sur un espoir de paix...

On combat le racisme, mais en même temps on vous enferme dans des catégories "clés en mains" qui vous interdisent toute tentative d'expression nuancée. Le meilleur exemple : la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024, le 26 juillet 2024. Le lendemain c'était un déchaînement de haine sur les réseaux dits sociaux. Et des personnes pourtant pressenties un moment pour former un gouvernement après les législatives n'étaient pas les moins bornées ! Aucune nuance. Pas de racisme, mais on vous catégorise définitivement blanc ou noir, gentil ou facho ! Si vous exprimez vos quelques déceptions ou une quelconque révolte, même nuancée, sur des scènes du spectacle pas spécialement destinées à un public familial, vous êtes systématiquement fiché extrémiste de droite !

Pour l'instant les jeux font presque l'unanimité. Nous sommes dans une bulle d'euphorie autour de nos incroyables athlètes. Un spectacle quotidien qui - pendant quinze jours - nous ferait presque penser que nous vivons une époque merveilleuse. Tant mieux si les querelles sont momentanément oubliées, mais étant donné que l'Homme est un loup pour l'homme (comme disait Robert Badinter), je crains bien que le réveil ne s'avère très difficile. 

Oubliés la pauvreté rampante, la faim dans le monde, l'emploi de plus en plus déconnecté des réalités, les grandes migrations qui ne font que commencer, les droits humains mis à mal chaque jour, les conflits brutaux pour lesquels aucune issue n'est actuellement envisageable (Ukraine, Proche-Orient...) et la détérioration de la Terre et de son climat qui ne feront qu'accélérer ces tensions. La malbouffe et la consommation superflue sont presque érigées en règles de vie. Poésie, harmonie, décroissance, douceur, gentillesse et tendresse passent pour des valeurs de "bisounours" et sont remplacées par des modes imbéciles, des provocations (Je rappelle ici qu'au début les Drag-queens - que l'on nous impose dans une cérémonie des JO - était un mouvement raciste, destiné à se moquer de ceux qui étaient différents !). On organise des états généraux pour tout et n'importe quoi - histoire de se donner bonne conscience (Changement climatique, énergies, protection de l'enfance, violence sexuelles etc.) mais en même temps on fait l'inverse : tout "progrès" doit s'accompagner d'une nouvelle consommation d'énergie (de préférence nucléaire , et tant pis pour nos enfants...), les bateaux de croisière n'ont jamais été si gigantesques, les insecticides continuent d'être dispersés à tout va, on reprend l'avion pour un oui ou un non, on entrave les cultivateurs qui se lancent courageusement dans le "bio", on encourage la violence et la dépendance à travers les jeux vidéo et les téléfilms. L'économie du porno ne s'est jamais si bien portée... Cerise sur le gâteau, on  a créé et autorisé légalement des Centres d'appel qui nous harcèlent téléphoniquement à longueur de journée.  J'aurais aimé personnellement que chacun puisse rediriger ces appels vers le ministre des finances qui les a encouragés.

Je n'en ajouterai pas plus, mais tout cela est d'une hypocrisie sans nom, qu'il n'est pas bien vu de révéler, portée par les réseaux sociaux auprès d'humains qui sont déjà complètement dépendants de leur smartphone (l'un des plus grandes progrès mais aussi l'une des pires inventions puisqu'elle prive l'être humain de réflexion et parfois de créativité). Les communications sous forme d'émoticônes appauvrissent l'art de communiquer après réflexion. Tout doit être immédiat, et nécessite au total une d'énergie colossale pour pas grand chose de positif...  

Il y a quelques années je pensais que beaucoup se réveilleraient face à ce désastre. Mais j'ai de plus en plus l'impression de m'adresser à un troupeau de moutons : pour savoir ce qu'on doit penser, dire ou voter, on consulte son smartphone et des réseaux sociaux qui nous tiennent enfermés dans des logiques conditionnées par les entreprises qui les financent, chacun se faisant plaisir en communiquant et en se mettant en valeur (course aux "like") auprès de son propre cercle de "convaincus". C'est soit cela, soit l'insulte, la violence...  Jusqu'où cela nous mènera t-il ? Qui est encore prêt à se réveiller ? 

A l'approche accélérée du mur, j'aimerais tant freiner et même revenir un peu en arrière...

depuis une vallée encore préservée, où la nature résiste et s'adapte parfois un peu à ce tumulte que nous lui imposons.

Rêvons !

CR le Ringard




vendredi 7 juin 2024

1er avril 2024 - Journée de comptage des ringards

La LPR* organisera en ce Lundi de Pâques 2024 une journée de comptage du Ringardus, une espèce menacée de disparition. 

Le Ringardus cummunis (Ringard commun) est une espèce d'humains en voie d'extinction. Afin de connaître son évolution et sa répartition dans l'hexagone, la Ligue de Protection des Ringards - dirigée par Alphonse Dubougre-Laloutre, elle recherche encore à ce jour de précieux adhérents – organise pour la première fois cette année un comptage participatif des sous-espèces de ringards menacées par les changements numériques et technologiques. 

Les onze principales sous-espèces et leurs caractéristiques : 

• Le ringardus pietonus ne se déplace pas sur des roues, des roulettes ou des skis, mais tout simplement à pied. 

• Le ringardus sapiens aime réfléchir ; Il se reconnaît aisément car il ne consulte ni un smartphone, ni une tablette, pour savoir ce qu'il doit dire ou penser.

 • Le ringardus lector est plus souvent plongé dans la lecture de romans que dans le suivi de séries télévisées.

 • Le ringardus convivialis parvient (presque) à tenir un repas complet sans regarder l'écran de son smartphone.

 • Le ringardus calculus sait encore résoudre rapidement, et de tête, les opérations les plus courantes.

 • Le ringardus scriptus rédige encore des histoires, des poèmes, des souvenirs, des courriers postaux... 

• Le ringardus observator observe (son nom l'indique) son environnement. Il scrute le ciel avant de consulter les prévisions météo. Il distingue une courgette d'un concombre.

 • Le ringardus optikos utilise encore ses yeux et parfois un véritable appareil photo. Il ne recherche pas systématiquement les effets spéciaux et se passe volontiers des selfies. 

• Le ringardus silentiosus se balade sans baladeur dans la nature, reste à l'écoute de son environnement et des chants d'oiseaux. 

• L'alter ringardus sait qu'il existe encore une vie en dehors des réseaux sociaux. Il donne régulièrement de ses nouvelles à sa famille et aux amis ou collègues de longue date : il sait encore écrire une lettre, un courriel, et téléphoner. 

• Le ringardus patientis résiste à la tentation de répondre immédiatement . Il n'aime pas les clics simiesques sur les émoticônes et préfère exprimer librement sa pensée. 


Les volontaires pour réaliser ce décompte doivent s'inscrire en ligne sur le site de la LPR et entrer leurs relevés d'observations dans un formulaire dédié. 

Pour cela, il leur faudra choisir une heure de leur choix durant cette même journée afin de dénombrer les sous-espèces de ringards dans leur entourage.

 *Ligue de Protection des Ringards 


ChriRau,

le Ringard Déchaîné du Mercredi 27 mars 2024.

samedi 29 juillet 2023

Impressions du TERRE SAUVAGE - Festival 2023 (7 au 9 juillet - été 2023)

Le Terre Sauvage Festival 2023 s’est déroulé comme prévu à Névache du 7 au 9 juillet,  organisé et piloté avec soin par Jérémy Béclair, avec le soutien de la Mairie, de Natura 2000 et l’implication de nombreux partenaires et bénévoles

Le programme était riche, voire trop chargé pour permettre un choix facile, mais il répondait aux besoins de ses divers publics (sorties découverte avec des accompagnateurs nature, contacts avec des artistes, journalistes, écrivains et réalisateurs, ateliers, films, rencontres et conférences débats, agence de presse, poésie d'un spectacle théâtral, musique et sons de la nature, concerts photographie, librairie et dédicaces...

Pour diverses raisons, nous n'avons pu nous inscrire – comme en 2021 - qu'à une seule journée, déjà très riche en sensibilisation, rencontres, émotions.

Après avoir profité en « avant première » de l'exposition photos des jeunes lauréats de la Bourse Iris le long du sentier-caillebotis du marais de Névache, puis de celle (Bestiaire) du jardin du Gîte la Découverte, nous nous sommes rendus dans la Chapelle Saint-Hippolyte, devenue pour quelques jours un centre d'art et nature autour d'une création « zen » très dépouillée créée par Katarzyna Kot et Stéphane Guiran. Le silence du minéral, le ruissellement discret de l'eau, le noir et blanc, quelques notes de musique et des perles de chant... Les deux artistes, très discrets et sympathiques, étaient ravis d'installer leur création dans cette belle chapelle dans un décor sauvage et harmonieux (vesce cracca, mélampyres et grandes molènes à l'assaut des talus...)

Le samedi, nous avons été littéralement « scotchés » par la projection du film "Bigger than us," à la fois effrayant et plein d'espoir, à l'image de ces sept jeunes de divers continents qui se démènent positivement, dans des actions très concrètes, se refusant à baisser les bras face à des luttes qui nous semblent souvent perdues d'avance. La réalisatrice, Flore Vasseur (qui ne figurait pas encore dans le programme initial) nous a enthousiasmés. Formée aux écoles de commerce, elle a – suite à une question posée par son fils âgé de 7 ans à l'époque face au dérèglement climatique (« mais alors, on fait quoi ? ») - réalisé combien le modèle que l'on voulait lui inculquer (esprit d'entreprise, enrichissement, soigner son image...) était dépassé, voire néfaste, donc à l'opposé de ce qu'il fallait faire.. Elle a lancé une recherche sur des jeunes qui s'impliquaient sans compter à travers les divers continents. La sélection était d'autant plus délicate qu'elle ne voulait pas se laisser influencer par des réseaux sociaux et la médiatisation à outrance devenus si déterminants à notre époque. Le résultat de quatre ans de tournage est un film particulièrement dur et émouvant jusqu'aux larmes, qui - devant des images parfois insupportables – parvient à soulever des vocations chez un public de jeunes. La passion et la volonté doivent vaincre une tendance qui pourrait être l'engagement par culpabilisation ou pour mise en valeur personnelle sur les réseaux sociaux, inévitablement voué à l'échec selon Flore Vasseur. Pour convaincre, la projection du film est proposée à tous les organismes et associations qui en font la demande. C'est un travail de terrain qui exige volonté et investissement. Ce n'est pas un film pour faire peur - malgré certaines images insoutenables – mais qui doit susciter (et suscite déjà) l'envie, la volonté et la passion d'un engagement désintéressé.

Nous avons ensuite regardé trois des documentaires de Jérémy Villette, (sur les quatre de " Paradis Blanc ") dont une rencontre avec le loup, en compagnie de Jean Marc Rochette qui « croquait » les ambiances et les regards de la bête.

Jérémy Villette a été élevé à la ferme en Île de France et s'est émerveillé très jeune devant les spectacles de la nature, comme le passage de cerfs dans le jardin de ses parents... Passionné de photographie dès son plus jeune âge, il ne retouche pas ses photos et maîtrise l'art du cadrage et de la lumière, armé d'une patience infinie. Vincent Munier (réalisateur de « Lynx » ) a déclenché en lui cette passion du photoreportage animalier. Les deux sont intervenus après les films pour répondre aux questions. Les estivants à Névache pourront admirer quelques-unes de leurs œuvres réunies et mises en valeur (« Bestiaire ») dans le jardin de La Découverte.

Sous le tipi de l'agence de Presse Zeppelin, nous avons regardé / écouté deux courts reportages de reporters de presse. L'un sur les Sami de la péninsule de Kola (essentiellement en Russie) en quête de leurs racines, puis un autre sur l"Or des égouts" ( Au Bangladesh, d'infimes quantité d'or (véritable !) sont extraites de la boue d'excréments dans laquelle s'enfoncent depuis des années des « prospecteurs » n'ayant plus rien à perdre, en dehors d'une vie dont les jours sont comptés, et suivent la technique de l'orpaillage dans des conditions épouvantables. Sidérant !

Nous avons continué plus poétiquement avec le Petit théâtre de la Forêt (Théâtre Burle) que nous connaissions déjà. Nous souhaitions aussi écouter le débat de la tente à palabres "Écrire dans la nature" avec Pete Fromm et Colin Niel, mais la traduction rendait leur intervention un peu soporifique après une journée d'attention déjà très soutenue.

Le lendemain nous avons pu tout de même écouter les sons de la nature à travers les enregistrements de Fernand Deroussen, mis en valeur dans le silence de la Chapelle Saint-Antoine. Un moment de communion auditive pleine de surprises avec la faune dans ses éléments naturels.

Dans notre entourage nous avons eu des échos très positifs sur diverses rencontres ou ateliers auxquels nous n'avons pas pu participer. Entre autres la rencontre-débat avec François Sarano, très pessimiste quant à l'avenir de nos océans et à la sur-pêche, une sortie « Natura 2000 » en compagnie de Philippe Poiré, une montée au Creux des Souches avec Flore Vasseur, et le concert très apprécié de Piers Faccini dans l'église Saint-Marcellin.

D'autres découvertes en plein air nous attendent pendant tout l'été: les expositions de Michel d'Oultremont (Québec) dans la montée du Ricou, de Laurent Baheux (Africa) près du refuge du Chardonnet, et de Teddy Braccard (Voir l'Ours) au camping Huttopia, aux Alberts.

 

Pour illustrer partiellement mes propos, voir l'album photos que j'ai consacré à ce Terre Sauvage festival 2023:  https://photos.app.goo.gl/X6sgZcMvC66H2nADA

et rappel de l'album TSF été 2021   -  https://photos.app.goo.gl/tSXYYmVQXEGjyJM7A


C. Rau – juillet 2023

vendredi 31 mars 2023

1er avril 2023 - une date clé pour le partage de l'eau !

 

Partage de l'eau : un projet innovant ! Emmanuel Macron à Névache ce samedi.




Après son passage remarqué à Savines, dans les Hautes-Alpes, Emmanuel Macron aurait - de source sûre - choisi de se rendre - en ce premier samedi d'avril - dans la Vallée Etroite, située sur la commune de Névache.

Désireux de prendre de la hauteur face à ses détracteurs, et de se mettre au vert pour une retraite très passagère (!), il rejoindra à pied le Lac Vert, pour y creuser le premier trou de la future conduite forcée (et ordonnée) destinée à remplir la bassine de Sainte-Soline, située à 527 km de là (à vol d'oiseau), non loin de la commune de Ménigoute. Il prouvera par ce geste symbolique son attachement à une agriculture plus verte.et respectueuse de la faune, puisque cette conduite sera accessible aux batraciens et aux cincles plongeurs, attirés par le festival de Ménigoute ! Ce chantier audacieux lui permettra de réaffirmer sa volonté sans borne de résoudre par des moyens innovants le délicat problème du partage de l'eau. La proximité du champ de tir des Rochilles permettra sans aucun doute de sécuriser ce périmètre stratégique.

C.R. Le Ringard Déchaîné – 01/04/2023


dimanche 9 janvier 2022

Ringard déchaîné - Le retour !

Après presque 4 ans d'interruption, je vais à nouveau m'exprimer sur ce blog (que je croyais fermé) en complément de mon site "La fenêtre" (chrirau.com). Relisant ce que j'ai pu y écrire il y a quelques années, je réalise combien mes analyses sur les dérives de notre société se sont hélas confirmées, et restent pour la plupart d'actualité !

Entre temps, la vague pandémique de la CoVid 19 nous a tous submergés, et pour partie découragés ou même divisés. Les gourous, chamans et "fakenewsers" professionnels se sont précipités dans la brèche au nom d'une "liberté" qui n'en n'est pas une et qui consiste à profiter de la boulimie logarithmique des "réseaux sociaux" pour propager la peur, le complotisme, et pour faire croire n'importe quoi en balayant des décennies de conquêtes scientifiques. Ils profitent d'un marché lucratif tout autant que les lobbies pharmaceutique qu'ils dénoncent...

Et maintenant, c'est une campagne électorale affligeante qui s'annonce pour les Présidentielles. Les ego surdimensionnés morcellent l'offre politique, affutant les désaccords sur des thèmes douteux ou secondaires, oubliant l'urgence de sauver notre planète et de combattre par le partage et la solidarité la pauvreté de plus en plus présente chez les laissés pour compte. Les polémiques partisanes n'arrangeront rien. Exit l'espoir de rassemblements autour d'une primaire au-delà des partis... C'est triste quand on va droit dans le mur !

En attendant d'y voir plus clair, et avant de déprimer, la meilleure thérapie pour lutter contre la morosité ambiante, l'esclavage induit par les smartphones et la folie de l'immédiateté (irréflexion !) sur les réseaux sociaux, c'est encore d'observer et de protéger notre environnement naturel, nos paysages, la faune et la flore, et de favoriser tout ce qui nous fait réfléchir : lecture, créativité, altruisme !

Je terminerai ce nouvel article avec ce montage de vœux pour 2022 sur fond de montée des eaux et de quelques ajouts symboliques, sous un ciel serein !